Edito du CAA Mai-Juin par Matt

5 juillet 2025
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En mai-juin sur Maurice Radio Libre, on disait ça !

“J’adore les surprises et quand on ne m’en fait pas, je les provoque pour me les faire moi-même.” Pierre Dac

 

 

Ah, ce rendez-vous quotidien ! On s’y convoque soi-même pour déballer chaque soir notre pochette-surprise.

 

L’emballage se veut rassurant, toujours identique; c’est le tempo de l’émission, ciselé par de nombreuses années de professionnalisme radiophonique.

 

Le contenu, lui, détone toujours.

 

Par les thèmes mis sur la table, d’abord.

 

En mai-juin, il a été question des dérèglements du climat, des étrangers qui viennent en France pour se soigner, d’un crash d’avion, des déclarations à l’emporte-pièce d’un Kassovitz sur le retour, des émeutes à Paris après une victoire d’une équipe de foot propriété du Quatar, des boucheries halal et, inévitablement, d’intelligence artificielle. On a donné dans le sérieux, donc.

 

Mais en fouillant au fond de la pochette-surprise, on a trouvé des thèmes plus légers, comme les canons de beauté féminins qui, en succubes, préemptent l’attention de Maurice. On a pu débattre de fainéantise et d’oisiveté avec de beaux spécimens tels qu’Alexandre de Strasbourg ou Pierre de Saint-Leu.

 

Car les surprises viennent aussi et surtout des participants de l’émission. Du baroque, de l’urticant, du crispé obsessionnel, du brisé, du gracieux ou du crasseux, du graveleux et du crapuleux, du poisseux et du poissard. Mais encore, du marrant et du réjouissant, de l’intéressant et interpellant, du créatif, constructif et parfois lucide, voire lumineux.

 

Il y a les occasionnels qui apparaissent sans crier gare, tel Frédéric de Clichy-la-Garenne qui nous a révélé que l’argent était la source des inégalités. Visionnaire.

 

Puis les réguliers, les habitués; ceux-là qui incarnent autant de feuilletons dont on assiste à l’évolution au fil des émissions. Maurice n’a pas manqué de rappeler leur importance.

 

Catherine d’Arcachon a abandonné les affres de la cocaïne pour les odeurs de naphtaline.

 

Christophe de Cruis nous a appris son départ de la plus grande chaîne de restaurants de France ainsi que l’existence d’un jus de mort, brunâtre et pestilentiel.

Christophe de Cruis sympathise au boulot.

Sophiane de Vincennes et Nicolas de Wavre (ou Saint-Didier) ne cessent d’étaler, avec une sympathie bonhomme, leur immaturité chronique.

Eddy de Gourlizon fait, à sa façon, oeuvre de publicité anti alcool et anti stupéfiants. En l’écoutant se délabrer, on rêve d’eau minérale.

Guillaume d’Angers nous a évoqué l’évolution de son couple et son projet de création d’un tour opérateur pour personnes malvoyantes.

Ton animateur préféré, lui, a quelque peu bourlingué en France, en Espagne et au Maroc où il s’est sustenté façon Rabelais.

Au moment où j’écris-tardivement-ces quelques lignes, nous avons appris le décès du jeune Julien de Strasbourg qui lui aussi participait régulièrement à l’émission. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’entendre ce guitariste émérite trouver sa place dans la société. Paix à son âme, puisse-t-il écouter la radio là où il repose.

N’oublie pas de te rendre dans la boutique pour acheter des podcasts des émissions. Tu te délecteras d’heures d’écoute et par cette modeste participation tu aideras la radio que tu as choisi d’écouter. 

J’ai été un peu longuet. Il faut savoir arrêter.

Adessias et Rock n’ Roll

Matt du Comité des Auditeurs Actifs de Maurice Radio Libre